Petite histoire de Morlaàs et de Pau
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Vicomtes et Seigneurs du Béarn de 840 à 1610
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Monnayage et Unités de mesures - (de la Renaissance au siècle du Roi Soleil)
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Les Cagots, vous connaissez ? un simple état des lieux
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Le Pont-Long, sept siècles de querelles
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Dates marquantes de l'histoire du Béarn
En Béarn : Morlaàs et Pau
Béarnais,
tes origines ?
Les vaches que l’on retrouve dans le blason du Béarn évoquent l’ancien peuple Espagnol des Vaccéens, soumis par les romains, une centaine d'années avant J.C.
Le nom
"Béarnais" pourrait avoir pour origine "Bénéharni",
peuple d’origine Phocéenne qui aurait été chassé des bords de la
Méditerranée par l’invasion des hordes Kimriques… d'après d'autres
sources, il est d’origine
ibérique et contient la racine basque de « harri » =
pierre.
Le Béarn est une
création féodale et remonte au moyen-âge.
La Vicomté du Béarn est crée par Louis le Pieux à la fin du neuvième siècle, à l’éclatement du Duché de Gascogne.
Le Béarn a maintenu depuis le moyen-âge, une importante activité agricole à prédominance pastorale (élevage de bovins et d'ovins), sur toutes les vallées des gaves, sous l'influence des communautés montagnardes (Aspe, Barétous et Ossau).
L’âge d’or, l’époque Gaston Fébus
Le Béarn, bien
protégé par un réseau puissant de fortifications, est resté à l’écart
des batailles et des dévastations provoquées par les grandes compagnies.
L’économie béarnaise paraissait stagner, mais en ces temps troublés, se maintenait…
Le Béarnais de cette époque vivait dans une rassurante neutralité et une orgueilleuse dépendance.
Henri, roi de France, du Béarn et de Navarre
En 1620, le Béarn est rattaché à la France, mais le Roi promet de respecter les Fors de l’ancienne Vicomté (Charte de privilèges). Ce sera le cas jusqu’en 1789.
La carte ci-contre a été réalisée peu après 1610.

Le Béarn du Moyen Age à Henri IV
Vers 1775, période très difficile, la presque totalité du cheptel béarnais ( 61000 bovins) a disparu ; de nombreux habitants ne pouvant travailler la terre s’expatrient.
Département de la République Française
En
1790, le conseil de la Révolution crée le département des Basses Pyrénées
avec 6 districts dont celui de Pau ; le chef lieu de cette nouvelle unité
administrative n’était pas choisi. La première assemblée départementale se
tient à Navarrenx et choisit, par décret du 14/10/1790, la ville de Pau qui avait l’avantage
de rassembler sur 670 paroisses, les 221 paroisses les plus peuplées.

Carte parue vers 1835
Le Béarn traverse les heures sombres de la Révolution sans troubles majeurs.
En 1970, les Basses Pyrénées se font appeler Pyrénées-Atlantiques.
Morlaàs : cette appellation se référerait à l'assassinat
d'un Vicomte du Béarn "mort là" (très controversé).
Morlaàs a été capitale du Béarn au onzième siècle et le restera jusqu’en 1270. Centulle V, y fait construire l'église Sainte Foy (classée monument historique) et un prieuré Bénédictin. La ville est à son apogée du onzième au douzième siècle.

Cantons de Morlaàs
Son déclin commence au quatorzième siècle quand Gaston VII construit une puissante forteresse à Orthez pour se défendre des Anglais. Ce château deviendra, au dépend du château de la Hourquie à Morlaàs, la résidence favorite des Vicomtes de la Maison de Foix.
Le transfert vers Orthez, (3ème capitale du Béarn de 1250 à 1450) n’affecte cependant guère Morlaàs, qui reste presque incontournable jusqu’au quinzième siècle et garde un certain nombre de prérogatives, en particulier les ateliers monétaires au château de la Hourquie, la frappe de monnaie (Denier de Centulle), le droit de vérifier et d’étalonner les poids et les mesures de toutes les villes du Béarn et sur les marchés hebdomadaires.
Le Monnétarius qui dirige l’hôtel des Monnaies jouit de privilèges importants et traite d’égal à égal avec le Vicomte.
Morlaàs en déclin remplacé par Pau ?
Vers 1460, Louis XI traverse Morlaàs accompagné de Gaston IV de Foix.
Gaston IV va contribuer grandement au déclin de Morlaàs au profit de Pau, en transformant le château de Pau, qui n’était qu’une forteresse, en château de style Renaissance.
Pau devient une petite bourgade de 1000 à 1500 p.
Il fixa à Pau le siège de Sénéchal et surtout, y créa un marché hebdomadaire et 3 foires. En 1524, un hôtel des monnaies concurrent fut construit à Pau, l’atelier de Morlaàs végéta et fut fermé en 1670 (après 600 ans d’existence).
Le pain était fabriqué à Morlaàs (capitale du pain) et convoyé vers Pau.
On constate un antagonisme très fort entre Pau et Morlàas, un nombre important de voyous et de délinquants; il y a de nombreuses rixes entre habitants.
Morlaàs après la révolution
En 1793, à la Révolution, la France est partagée en départements, Morlàas réclame la position de chef lieu mais est à nouveau évincée au profit de Pau.
Démographie à Morlaàs depuis 1870 :
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en 1872 : 1607 habitants
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en 1936 : 1233 habitants
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en 1996 : 3900 habitants
En 1870, l’activité est dominée par les artisans et les commerçants divers; ils représentent 57% de la population et ils sont en relation étroite avec le monde rural. Le secteur agricole, qui représente 23% de l’activité, progresse.
Parmi les activités les plus représentatives, on trouve le commerce (commerce alimentaire, de bestiaux et de volailles, aubergiste et assimilés…), et également la catégorie des tissus et habits (33 % de fileuses et couturières) soit, 108 personnes.
Vers 1620, Pau était constitué de maisons basses construites en palets et, pour la plupart, couvertes de chaume et de bardeaux . Vers 1750, l’habitat s’est modifié, l’ardoise s’est imposée et la ville a meilleure renommée.
En 1693, on dénombrait 559 maisons, dont 107 de belle apparence. La maison ouvrière était étroite de façade de 2 à 5 m et très profonde, de 11 à 13 m ; elle ressemblait à un long couloir et avait bien sûr des murs mitoyens. Jusqu'à la révolution, les habitants avaient coutume de considérer la rue comme une annexe de leur habitat.
Pau commence sa croissance vers 1730 :
En 1480
805 habitants
En 1776
7771 habitants
En 1789
9000 habitants
En 1811
10438 habitants
En 1801, l’ancien Béarn comptait 13 cités de plus de 1100 habitants, dont 5 estimées entre 5000 et 7000 habitants.
Fin du synopsis ; en conclusion une devise fort judicieuse
Ha com lous de Mourlaàs, dècha cadé la plouye
(Faire comme les gens de Morlaàs, laisser tomber la pluie)
Bibliographie :
Histoire du Béarn à l’usage des écoliers et lycéens du Béarn : des origines à Gaston Fébus (Benoit Cursente – 1973)
Morlaàs, première capitale du Béarn : dans sa grandeur et dans son déclin (Jean-Baptiste Laborde –1934)
Le Béarn : témoignages sur mille ans d’histoire (Michel Grosclaude – 1979)
L’histoire du Béarn (Pierre Marca)
Précis d'Histoire du Béarn (J-B Laborde, 1943)
Nombreux extraits, documents et ouvrages (Pierre Tucoo-Chala)
Vicomté de Fézensaguet (Baradat Ch. - Marquis de Lacaze - 1893)
Avertissement : J'ai lu pour réaliser cette rubrique un nombre important de documents, fascicules, recueils et ouvrages. Mon objectif était de réaliser un résumé qui puisse être lu et consulté par toutes les personnes intéressées. Je ne suis pas un historien, j'ai fait des études scientifiques, j'ai essayé de rapporter les éléments et informations qui m'ont paru les plus vraisemblables. J'avoue avoir été surpris et désorienté par certains écrits contradictoires et je demande au lecteur averti de bien vouloir me transmettre son point de vue, afin que je corrige mon texte si nécessaire... Pour ce faire, allez sur ma page Accueil.
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